Patrimoine naturel

Le refuge et ses environs...

au cœur de la la Réserve Nationale du Mont Viso,

et à quelques pas du Tunnel de la Traversette!

 

Le Refuge du Viso se découvre après 2h30 de marche... A la source du Guil, au pied du Mont Viso, ce bout du monde regorge de trésors naturels!

Au sein du massif du Mont Viso franco-italien (3 841 m.), la réserve naturelle s’étend sur 2 295 hectares, entre 1 700 m. et 3 287 m. d’altitude, sur la commune de Ristolas.

Reconnue nationalement il y a 10 ans pour l’intégrité de sa faune de montagne, sa flore est également originale par la présence de plusieurs espèces ne vivant que dans le Queyras comme le Pastel des Alpes ou la Grassette d’Arvet Touvet. Ce phénomène, appelé endémisme, de présence très limitée d’une espèce se rencontre également chez les insectes, les escargots ou les amphibiens : la fameuse Salamandre de Lanza ne se rencontre que dans le massif du Viso !

S’il existe des interdits, il est cependant vivement permis de prendre son temps pour respirer, voir et contempler, écouter et entendre, découvrir et comprendre : des libertés à partager ! Les agents de la réserve partagent leurs travaux entre surveillance, informations du public et suivis de la faune et de la flore. Ils feront part avec passion de leurs connaissances du site au cours de plusieurs accueils prévus au cours de l’été.

Attention aux quelques recommandations à prendre à compte lors de votre visite au refuge: - les chiens ne sont pas admis même en laisse - le camping sauvage est interdit (sauf le bivouac) - l'accès à la piste du Grand Belvédère est interdit au public (y compris les motos!) - les vélos sont admis sur les chemins - vous ne devez pas sortir des sentiers balisés.

Dans le cadre d’un partenariat étroit entre la Fédération Française des Clubs Alpins et de Montagne (FFCAM), le gérant du refuge du Viso et la Réserve naturelle nationale (RNN) de Ristolas-Mont Viso, des actions ont été mises en œuvre afin d’assurer la gestion des déchets et d’équiper le refuge de ressources énergétiques renouvelables pour de le rendre autonome au maximum. Pour plus d'information c'est par ICI
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Le Tunnel de la Traversette

A 2900 mètres, le tunnel "La Traversette", datant du XVe siècle et long de 72 mètres, débouche côté italien sous le Mont-Viso, au-dessus de la haute vallée du Pô. Creusé, il y a plus de 500 ans entre la France et l’Italie, le « Pertuis du Viso » aujourd’hui rebaptisé « La Traversette » premier tunnel d’Europe a connu une histoire extraordinaire avant de sombrer dans l’indifférence.

Ce tunnel creusé en 1480 à 2850 m d’altitude s’avère être aujourd’hui le plus ancien des Alpes. Il permettait de passer du Dauphiné dans un autre pays : le Marquisat de Saluce ; c’était un lien souterrain entre les bassins du Guil et du Pô. C’est pour assurer la sécurité du ravitaillement en sel de la population et du bétail des vallées transalpines que ce tunnel a été essentiellement creusé.
 
Au fil des siècles ce passage est devenu une des pièces de valeur du patrimoine historique des Alpes et de l’Europe. Aujourd’hui, le Tunnel de la Traversette reste toujours sous la menace de l’érosion et des éboulis mais les randonneurs peuvent quand même l’emprunter en été.
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Une mosaïque d’habitats

Mélèzins, pelouses alpines, prairies, lacs et marais, landes, falaises et éboulis du vallon du Haut-Guil constituent une mosaïque d’habitats de haute montagne.

Diversité et contrastes sont les caractères d’un paysage grandiose.

Autant de refuges de qualité pour animaux et plantes de montagne.

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Une flore d’exception

Environ 800 espèces de plantes à fleurs sont recensées à ce jour. Les sources, marais alpins, et rives tourbeuses des lacs abritent des plantes relictes glaciaires.

Le Pastel des Alpes, la Grassette d’Arvet-Touvet et le Circe de montagne sont des exemples de plantes endémiques des Alpes sud-occidentales. Une flore colorée à dévorer des yeux!

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Une faune alpine typique

Plus d'une centaine d'espèces de vertébrés vivent dans les conditions climatiques extrêmes.

En hiver, blancs de plumage et de pelage, le Lièvre variable et le Lagopède alpin, peu repérables par leurs prédateurs, se fondent dans la nature enneigée.

Le Chamois, au coeur puissant, et le Bouquetin, résistant à la soif, sont adaptés à l'air sec et pauvre en oxygène des hautes altitudes.

Ces animaux sont très sensibles aux dérangements répétés, en particulier en période de reproduction et d'hivernage.

La Salamandre de Lanza ne vit que dans le massif du Viso.

Elle détient le record de longévité chez les amphibiens : plus de 20 ans.
Les femelles portent leurs embryons durant 4 années de gestation. A la faveur d’un taux d’humidité élevé, les individus ne sortent qu'une dizaine de jours pas an.

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Une montagne vivante dans le regard et les mains des hommes

Paysans, bergers, forestiers, chasseurs ont utilisé les ressources en herbe, en bois, en eau et en gibier depuis plusieurs centaines d'années. Ils ont laissé des traces de leurs activités.

Aujourd'hui les rapports entre hommes et territoire évoluent, sous la pression du tourisme, des changements économiques et des catastrophes naturelles.

Le Système d’Information Territorial interparcs PACA vous permet de mieux connaître les espèces de faune présentes : http://faune.pnrpaca.org

Le site bdflore05 vous détaillera les espèces de flore du territoire : http://bdflore05.org